mercredi 13 mars 2019

Au nom de la passion de l’agriculture

Jean Bosco au milieu de son champ d'oignon 
Titulaire d’une licence en sociologie de l’université d’Ouagadougou, ce natif de Gourcy, dans la région du centre Nord ne tarit pas d’éloge sur sa passion agricole. En effet Jean Bosco est diplômé et agriculteur, cette situation attire la curiosité de plus d’un au grand désarroi de ce dernier. Pourquoi pas l’agriculture comme métier de rêve?




Le choix fait par Jean Bosco a étonné plus d’un à commencer par son entourage. Mais ce dernier n’as pas attendu la fin de ses études pour s’adonner à sa passion. « Déjà étudiant, à mes temps libres je m’adonnais au entrepreneuriat et je livrai mes produits au restaurent de l’université de ouagadougou» ajoute-t-il fièrement 
La famille, premier opposant à entrepreneuriat agricole des jeunes
 Diplôme en poche en 2012, ce dernier ne perds pas le temps pour postuler à des emplois à la fonction publique, afin de faire comprendre que son choix n’est pas celui d’un désespoir mais plutôt d’une passion.

Au nom de la passion de l’agriculture

Titulaire d’une licence en sociologie de l’université d’Ouagadougou, ce natif de Gourcy, dans la région du centre Nord ne tarit pas d’éloge sur sa passion agricole. En effet Jean Bosco est diplômé et agriculteur, cette situation attire la curiosité de plus d’un au grand désarroi de ce dernier. Pourquoi pas l’agriculture comme métier de rêve?


Le choix fait par Jean Bosco a étonné plus d’un à commencer par son entourage. Mais ce dernier n’as pas attendu la fin de ses études pour s’adonner à sa passion. « Déjà étudiant, à mes temps libres je m’adonnais au entrepreneuriat et je livrai mes produits au restaurent de l’université de ouagadougou » ajoute-t-il fièrement
La famille, premier opposant à entrepreneuriat agricole des jeunes

Diplôme en poche en 2012, ce dernier ne perds pas le temps pour postuler à des emplois à la fonction publique, afin de faire comprendre que son choix n’est pas celui d’un désespoir mais plutôt d’une passion. Ce choix mal accepté par son entourage mais face à tant d’effort d’abnégation au travail, ces derniers se sont résolu à l’accepter et le soutenir. Jean Bosco qui s’est associé entre temps avec un ami, semble avoir le sourire aux lèvres et la sérénité. Aujourd’hui beaucoup sont admiratif devant tant de combativité et le résultat des fruits de son travail. Mais il ne faut pas beaucoup à un jeune pour réussir son activité agricole s’il est passionné et persévérant. Jean Bosco exploite un hectare et demi pour sa production d’oignon et ¼ d’hectare pour celle de la papaye.
La variété Violet de Galmi donne de bon rendement











De sociologue à entrepreneur, une passion à l’épreuve du web 2.0

La pratique de l’agriculture de type moderne requiert un minimum de connaissance que notre entrepreneur ne possédait pas. En plus de l’information collectée à gauche et à droite, « j’ai beaucoup appris grâce à internet, sur les réseaux sociaux et les groupes de discussion ». Il a aussi bénéficié de formation en entrepreneuriat. Passion et auto-formation sont le leitmotiv pour ce dernier. Il s’approvisionne auprès de l’INERA pour ses variétés de papaye.


Les variétés de papaye en expérimentation
Au bord su barrage « Kanazoé » dans le Passoré , notre entrepreneur agricole d’une trentaine d’année a débuté avec une superficie de 0, 5 hectare pour la production de l’oignon. Aujourd’hui il possède 1, 5hectare. Pour ses oignons, c’est la variétés « volet de Galmi » , l’une des meilleure fournis par les sociétés de distribution locale. Il expérimente la production de la papaye sur une parcelle de 0, 25 hectares à Gourcy. Ses productions sont de 25 tonnes à l’hectare pour les oignons et de 25 kilo par papayer, de quoi donner le sourire à ce jeune entrepreneur et vivre du fruit de son travail.

Ses perspectives ?
Jean bosco souhaite disposer d’infrastructure de stockage pour la conservation de l’oignon afin de faire faire aux chutes des prix. Continuer ses études pour décrocher une thèse de doctorat est aussi une priorité. Pourquoi pas de paysans docteurs ou intellectuelle au Burkina Faso? « La terre ne ment pas a condition d’y mettre les moyens » Souhaitons bon vent à cet entrepreneur et surtout de trouver une compagne qui partage sa passion !
La production d’oignon de Jean Bosco est disponible actuellement, n’hésitez à pas à le joindre pour une commande. 56 00 1514


Minata Coulibaly , Blogueuse Agriculture.

dimanche 2 décembre 2018

Le développement communautaire; comment prendre en compte les intérêts divergents!

Du 05 au 16 Novembre, j'ai participé au nom de  YPARD Burkina Faso a participé à un  Séminaire de terrain dénommé;  Développement communautaire et génération de revenus - le rôle de la jeunesse et des femmes à, Feldafing près de Munich, en Bavière  Allemagne.

Ce séminaire a été organisé par la GIZ et s’est déroulé dans le centre de formation de cette dernière à FELDAFING.





vendredi 2 novembre 2018

SIAO 2018, l’édition de la maturité ?

Ce vendredi 28 octobre 2018, le Salon Internationale de l’Artisanat de Ouagadougou  a ouvert ses portes en présence du Président de la République et des invités de marque. Cette année, Madagascar était à l’honneur. Le salon qui reprend après une période d’interruption  s’est voulu innovant dans l’organisation.  Mais que dire sur le SIAO en  15 éditions et  30 années d’existence ?  Côté Organisation ?  Sécurité ?  Rentabilité  

lundi 29 octobre 2018

Connaissez-vous La Mung Bean ou haricot mungo ?

Le haricot  mungo  soja vert selon wikipédia , est une plante annuelle de la famille des Fabacées  originaire du sous-continent indien et cultivée comme plante potagère pour ses graines consommées comme légume à l'instar du haricot commun. C'est un ingrédient courant de la cuisine asiatique, utilisé cuit ou cru, ce haricot est réputé avoir des propriétés fortifiantes et lutter contre la fatigue.


Au Burkina, c’est Larlée Naba qui en fait la promotion depuis quelques années.

Le lait sera-il toujours local?

Cette année, je me devais de participer à la foire du Lait local. L’année dernière, je n’avais pas pu simplement.  Cette année, c’est décidé, j’y vais non seulement pour la dégustation mais aussi pour connaître les acteurs des secteurs. Une vingtaine  d’exposants proposait du lait frais, caillés, du Gapal, du Yaourt, du dégué, des brochettes de lait (fromage), des dérivés etc…


Quelque exposants de matériel de fabrication de yaourt  explique le fonctionnement de leur outils. Bref des acteurs déterminés pour assurer une consommation des produits laitiers en quantité et en qualité. 

mardi 23 octobre 2018

Chercheurs et paysans innovent au profit de l'agriculture!


S’il y a bien un domaine où le Burkina Faso a une expertise confirmé, il s’agit bien  de l’organisation de manifestations. Les événements comme les foires, salons  s’enchaînent au grand bonheur des habitants.

Sont de ces manifestions, le forum sur la recherche scientifique et les innovations technologiques en abrégé FRSIT.  Cette année,  elle se tient à la maison du peuple du 20 au 25  octobre 2018. Au-delà des discours, c’est la visite de l’ère d’exposition et  des innovations  technologiques  et organisationnelles qui aiguise notre curiosité ! Cet événement attire tous les professionnelles de la recherche, les acteurs paysans testant des innovations, de simple curieux ou passionnés.
Les innovations en plus de la technologie sont aussi d’ordres organisationnels : nouvelles pratiques commercialisation, de réseautage de transformation. Une panoplie de produits, de technologie, de pratiques innovants y sont exposé ! Faites une tour et surtout vous serez édifié !
Mon coup de cœur a porté sur la « Le grenier frais » ou kLYMAX.

mardi 16 octobre 2018

Vous avez dit contractualisation ? Vendez avant de produire !




Au  Burkina Faso, il est de coutume de voir les organisations de producteurs se plaindre de la mévente de leur production agricole, de l’absence de marchés rémunérateurs. En retour  les entrepreneurs  agricole mettent en exergue, le manque de sources d’approvisionnement sure, l’instabilité des prix et surtout la fiabilité des producteurs etc. En somme un cercle vicieux on chacun rejette la faute sur l’autre.


Disons-le, nôtre agriculture est familiale et de subsistance. Cependant certains producteurs et productrice visent le  marché. Mais sans les rudiments nécessaires   Plusieurs études, rapport et enquêtes ont démontré que les agriculteurs sont parmi les plus pauvres du Burkina et sont les plus nombreux. Comment aider ces petits producteurs et producteurs à vivre décemment de leurs activités ? Parmi les solutions, figurent l’agriculture contractuelle ! Hum, nouveau concept me direz-vous ! Jargon d’experts ! Encore les développe-mentalistes !
Soyez rassurée, l’agriculture contractuelle n’est pas un nouveau concept ! Elle existe et a existé depuis l’apparition du commerce. Il s’agit de l’entente avant production entre un producteur/productrice et une entreprise /fournisseurs. Sous cette forme, je dirai que la dolotière du quartier est en agriculture contractuelle avec ses producteurs de sorgho rouge !!
Une des nouveautés, c’est la formation de facilitateur pour aider à mettre en place cette forme de partenariat gagnant-gagnant entre des producteurs individuels ou en groupe  et des entreprises. Soyons claire, agriculture contractuelle est  différent de agriculture sous contrat !


Au cours de 5 jours de formation, AGRA et PROCIV ont formé des facilitateurs pour analyser le développement de l’agriculture contractuelle. Vous savez, même si cette pratique de contrat existait de par le passé, il convient de prendre en compte de nouveau facteurs dans la pratique promue. La formation a mis l’accent sur les conditions de réussite et d’échec,  les avantages et les inconvénients des différentes formes de modèles d'affaires en agriculture contractuelle.